Adeline L. Djomgang

Femme politique

Avocate

Mon Parcours

J’intègre le barreau en 2008 comme avocate stagiaire. Je suis de la promotion Ngongo Otou 2008. J’ai commencé au cabinet en 2007, chez Me Nguenang Ntchapda Paul qui est mon parrain.  C’est lui qui m’a formée et j’ai eu la chance de l’avoir parce que lui-même il est passé au cabinet Nguenang, parce qu’il y a deux Nguenang au barreau. Nguenang le jeune et Nguenang le vieux. Je suis passée chez lui en 2007 et quelques mois plus tard, on a lancé le concours du barreau. Et j’ai eu la chance de réussir à cet examen. J’ai été admise au stade d’aptitude à la profession d’avocat. Tout le long de mon stage, je l’ai fait dans le même cabinet jusqu’à ma sortie comme avocat plein au barreau.

Une entrée très jeune en politique

Il faudrait le souligner, j’ai commencé à militer et à m’intéresser à la politique très jeune. J’étais en classe de première et j’accompagnais déjà ma sœur ainée qui était secrétaire adjointe de cellule. La cellule du peuple, la cellule où moi-même j’ai milité qui est celle de Bonadibong et je continue de militer puisque cela reste ma cellule jusqu’à aujourd’hui. J’ai commencé à militer en octobre 1996.

En 96, je n’étais qu’une simple militante. Alors deux ans après lorsque j’obtiens mon baccalauréat, le président de la cellule à l’époque, M. Ngom estime qu’on ne peut pas avoir une jeune étudiante au sein des rangs et elle n’occupe pas un poste de responsabilité au sein du parti. C’est ainsi que je deviens secrétaire générale adjointe et je remplace alors ma sœur qui continuait elle aussi à militer. Elle passe donc secrétaire de la cellule et moi son adjointe. En 2008, on me propose un poste et on me propose de me copter mais moi je ne suis pas intéressée pour être coptée car je préfère être élue.  Je participe au renouvellement des cellules toujours en 2008 et je me porte candidate au poste de conseiller juridique de la circonscription Wouri centre. C’est ainsi qu’en 2008 je deviens conseiller juridique de la circonscription électorale de Douala 1er.

Son entrée au bureau national du parti

Quatre ans après en 2012, puisque j’avais réussi l’examen d’aptitude à la profession d’avocat, je me dis que si aujourd’hui, je suis déjà avocate au barreau, pourquoi me contenter de la circonscription ? Je décide de faire mes dossiers et de briguer un poste au congrès de 2012. Pour la première fois, une femme est élue conseillère juridique nationale sur 10 conseillers juridiques nationaux. Le plus souvent, les conseillers juridiques étaient des hommes. C’était la première fois qu’on avait une femme conseillère juridique qui intégrait les rangs des conseillers juridiques. C’est ainsi que j’ai intégré en étant la première et l’unique femme élue au milieu des hommes. Il y avait 9 homme et une femme. J’en étais la 10ème

Je m’étais dit à cette époque, pourquoi ne pas oser ? Pourquoi seulement laisser la place aux hommes ? Nous avons les mêmes chances et nous sommes autant compétents que les hommes. Autant mieux aussi briguer des postes, aller aux élections… J’ai été plébiscité et j’ai été élue dans cette short list, il faut rappeler qu’il y avait des noms tels que Tsapi ; Moustapha, et bien d’autres. De 2013    jusqu’à récemment encore en 2020, j’étais toujours la seule femme au milieu d’eux. Même lors de la présidentielle de 2018, j’étais toujours la seule femme au milieux des hommes lors du contentieux.

Mais comme on dit en politique, on a des ambitions et on a aussi des personnes qui remarquent que tu te démarques et te propulsent plus haut. En 2012, lorsqu’on va au congrès, je suis conseiller juridique nationale et première femme. Cinq ans après en janvier 2017, on décide de changer le secrétariat général du parti et on prend une décision qui me nomme secrétaire adjoint du parti. C’est ainsi que je deviens SG adjointe du parti, un poste que je cumulais avec le conseil juridique. C’est lors du congrès de 2018, cette année-là on a deux congrès, un ordinaire et un autre extraordinaire. Lors du congrès ordinaire, j’ai décidé de laisser ma place de conseiller juridique à une autre personne parce que je me suis dit qu’il ne fallait pas que je cumule autant de postes. J’ai préféré conserver mon poste de secrétaire adjoint numéro 4 du parti. Malgré que je l’aie concédé, j’étais toujours présente en 2018 lors du contentieux de la présidentielle.  En 2020 j’ai aussi mené les contentieux du parti, donc malgré mon poste de SGA, je continue toujours à mener apporter ma contribution et mon expertise lors des contentieux.